Histoire de la maison de Lambertie

16 novembre 2015

Château de Cons-la-Grandville

Cons-la-Grandville, situé sur la Chiers, dans le département de Meurthe-et-Moselle, était le chef-lieu d'une importante seigneurie relevant du comté de Bar. Cette terre fut primitivement érigée en baronnie, puis en marquisat par lettres patentes du duc Léopold, du 3 janvier 1719, en faveur de Nicolas-François, marquis de Lambertie, premier gentilhomme de sa chambre.

Le monticule contourné par la Chiers, sur lequel a été bâti le château, est séparé du côteau qui lui fait suite vers le Nord par un large fossé formant aujourd'hui une rue. La partie située au Midi supporte l'église paroissiale et les bâtiments d'un ancien prieuré qui dépendait de l'abbaye de Saint-Hubert. On voit encore à l'angle sud-est du château les restes d'une tour dont l'origine peut remonter à la fin du XIIe ou au commencement du XIIIe siècle. C'est tout ce qui subsiste de l'ancienne résidence des sires de Cons, dont les armes sont d'argent à une branche de cinq roses de gueules, 1, 2 et 2, tigées et feuillées de sinople.

Le château et la terre de Cons-la-Grandville passèrent de cette famille dans celles des Neu-Chatel de Varize, d'Epinal, et enfin de Custine, qui les possédèrent successivement, soit en totalité, soit en partie. Martin de Custine le rebâtit en 1572, comme en témoignent l'écusson de ses armes à la clef de voûte dans une tourelle d'angle.

Cette inscription, gravée en creux, se voit au-dessous d'une image de Saint-Martin, sculptée en haut relief dans une niche, au milieu de la façade septentrionale du château. Martin de Custine y est représenté à genoux devant son patron. Ce pieux symbole de la charité, placé pour ainsi dire comme enseigne, sur la face principale du château, semblait dire aux passants : Frappez et on vous ouvrira.

Jean de Lambertie en devint propriétaire en épousant Jeanne de Custine, le 1er janvier 1641, et ses descendants le possèdent encore aujourd'hui.

La masse imposante du château de Cons domine le mamelon sur lequel il est bâti et la ville qui s'étend autour de lui. Sa façade septentrionale, entièrement construite en belles pierres de taille du pays, est remarquable à la fois par ses vastes proportions et par l'élégance de ses fenêtres de la Renaissance, au-dessus desquelles on ne voit plus que la place de nombreux écus blasonnés aux armes des illustres alliances des nobles seigneurs de Cons. Ces mêmes blasons se retrouvent encore dans un état de mutilation moins complet dans la galerie voûtée formant le vestibule du côté de la cour.

Le pignon qui termine l'aile orientale, du côté du Midi, offre des rampants taillés en gradins, garnis de statues représentant des arquebusiers en costume du temps de la Renaissance

Les faces du midi et de l'est sur la cour sont modernes, du siècle dernier; cette reconstruction partielle fut motivée par les désastres de l'invasion suédoise. La porte communiquant de la cour à la salle d'honneur, est monumentale et décorée de personnages allégoriques en haut relief. Cette magnifique salle, qui occupe toute la longueur de l'aile, est terminée à l'est par une petite abside en encorbellement faisant saillie sur la face orientale, qui permettait de la transformer au besoin en chapelle castrale.

La cheminée de cette salle présente un des beaux types de l'art de la Renaissance. Elle est construite en pierre blanche d'un grain très fin, venant probablement de la Meuse. Les chapiteaux, ainsi que les têtes saillantes de la frise du haut et les espèces d'écussons sans blasons, encastrés au-dessous des trois sujets sculptés de la face principale, sont en pierre grise d'une toute autre nature, ou peut-être même en marbre.

Ou lit sur deux écussons en marbre noir incrustés dans les faces latérales, à gauche : Dieu est mon espoir; à droite : Dieu est mon. confort. Trois autres écussons, également en marbre noir, portent des inscriptions donnant la description des sujets mythologiques sculptés sur la façade principale qu'ils accompagnent.

La gravure ne peut donner qu'une idée bien imparfaite de ce chef-d'oeuvre du XVIe siècle où l'on admire le fini des sculptures, la délicatesse des détails et l'élégance du monument dans son ensemble. La plaque de fonte dressée au fond de l'âtre porte la date 1670 ; elle montre les deux écussons accolés de Lambertie et de Custine, surmontés d'une couronne de comte, avec la devise : Fais ce que dois, arrive ce que pourra.

La frise courant au-dessous de la corniche de cette salle est décorée de peintures à fresque représentant une série de sujets de chasse et de scènes empruntées aux délassements du seigneur châtelain à la campagne.

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Château de Lambertie

C'est au XIIe siècle à l'époque où vivaient les premiers représentants connus de la famille, que fut construit l'ancien château de Lambertie. Ce que j'ai vu de ses ruines, accuse nettement cette époque, surtout lorsqu'on le compare aux autres châteaux bâtis dans le voisinage au XIIe siècle. Ses tours carrées, ses contreforts plats, ses murs d'enceinte avec galerie intérieure, reproduisent exactement ceux du château de Las Tours bâti à la fin du XIe siècle, de celui de Montbrun, construit par Aymeric Brun vers 1119, et de celui de Châlucet, élevé par Eustorge, évêque de Limoges en 1132. C'est d'ailleurs à cette époque que cette frontière du Limousin, sous l'impulsion de ses vicomtes, se couvrait de châteaux forts. Quant à l'église qui existait à Lambertie et dont j'ai fouillé les bases, c'est la reproduction de celle de Dournazac qui est aussi du XIIe siècle.

Ce premier château avait été placé à l'extrémité méridionale d'un plateau dominant la Dronne, à cheval sur la limite du Limousin et du Périgord, " de telle sorte qu'un acte passé dans son enceinte était soumis à une coutume différente, suivant qu'il avait été fait dans une tour ou dans une autre. » Il fut pris et brûlé par les Anglais, sous le règne de Charles VI, c'est-à-dire après 1380. Il en restait encore quelques débris il y a quelques années, notamment la plate-forme d'une tour avec son parapet, qui, sapée à la base, avait dû tomber tout d'une pièce ; un mur d'enceinte reliant l'église au château proprement dit, dans l'épaisseur duquel était un couloir pour établir une communication entre eux, etc. Les mortiers du moyen-âge, mélangés aux moellons de granit formaient un tout si homogène que les murailles se désagrégeaient à peine dans leur chûte.

Après la ruine de ce premier château par les Anglais, Pierre de Lambertie, époux de Catherine des Farges, en construisit un autre un peu plus au nord, où nous le voyons aujourd'hui. Il se composait d'un corps de logis flanqué de deux grosses tours rondes, avec une tour carrée au centre. Cette dernière surmontait la porte d'entrée, précédée d'une cour. Un large fossé entourait le tout. L'ébauche de plan qui accompagne ces lignes, en montre les dispositions dans sa partie ombrée; et la gravure donne sa façade méridionale lorsque cette partie du château a été relevée et couverte en 1893.

Deux siècles plus tard, pendant que François de Lambertie servait dans les armées du roi, les soldats de Coligny s'emparèrent de son château et le brûlèrent avec tout ce qu'il renfermait. Le granit rougi de ses murailles a gardé la trace indélébile de cet incendie sous les crépis faits postérieurement et surtout dans la tour du côté du levant. Coligny, rapporte de Thou, détacha Antoine de La Rochefoucault-Chaumont, avec un bon corps d'infanterie pour se saisir de Nontron, place importante appartenant à la reine de Navarre, où les ennemis avaient quatre-vingts hommes de garnison. Il l'emporta d'emblée le 7 juin [1569] et passa la garnison au fil de l'épée ; après quoi ils continuèrent leur marche » par Marval et Lambertie pour se rendre au combat de La Roche-l'Abeille le 24 du même mois. Dans un procès-verbal judiciaire de 1571, signé de plus de cent témoins, on décrit les ruines de ce château nouvellement incendié et celles de l'ancien château et village de Lambertie précédemment brûlés par les Anglais.

Peu après ce dernier désastre, François de Lambertie non-seulement releva son château incendié, mais encore l'agrandit considérablement. Le plan ci-dessus donne une idée exacte de ses dispositions et la gravure nous le montre tel qu'il fut alors rebâti et ici qu'il s'est conservé jusqu'à la fin du siècle dernier. Il fit construire sur le côté du couchant un second corps de logis presque aussi considérable que le premier, avec lequel il forme un angle droit, et doubla presque la grandeur de la cour primitive, la ferma au nord et à l'est par deux puissantes courtines que surmontait une couronne de machicoulis, pourvut la façade d'un grand portail avec pont-levis, éleva aux extrémités de cette dernière deux belles tours rondes, dont une seule est encore debout, et, enfin, creusa le fossé qui continue celui de l'ancien château et protège cet ensemble de constructions, La tour placée au levant avait une tourelle accolée à sa paroi extérieure, qui renfermait l'escalier desservant les galeries crénelées du sommet et celles des machicoulis entourant tout ce château fort. Quant à la tour elle-même, elle formait une chapelle qui mérite une mention spéciale.

L'intérieur est un carré de cinq mètres vingt-cinq centimètres de côté. Sa voûte aux riches nervures prismatiques formant une étoile à quatre pointes, porte la date de sa construction 1591. On voit au centre l'écusson des Lambertie. Au-dessus de l'autel qui est liturgiquemcnt orienté au levant, se trouve celui de François de Lambertie, le constructeur de cette champelle, mi-partie avec celui de Jeanne d'Abzac, sa femme ; plus loin celui de son père avec celui de sa mère Jeanne Helie de Colonges ; puis celui de Marguerite de Maumont, sa grand'mère, et de Jeanne de Vigier, son arrière-grand'mère, réunis aussi à ceux de leurs maris.

La peinture décora ce gracieux sanctuaire. Il est, nous avons dit, de forme carrée dans une tour ronde. Une fenêtre ogivale, découpée en trilobé au sommet, s'ouvre à l'orient ; l'autel dont il ne reste plus de traces était placé au-dessous. De chaque côté le mur était couvert de remarquables peintures qui ont presque entièrement disparu. C'était, à droite, des personnages qui semblaient revêtus d'un costume épiscopal (peut-être les rois mages) ; à gauche on voit la Sainte-Vierge à genoux, l'ange Gabriel tenant une branche de lis, et dans le haut le Saint-Esprit sous forme de colombe, entourée de rayons lumineux (l'Annonciation). Sur les autres côtés les peintures représentaient la famille de Lambertie avec tous les personnages dont elle était composée à l'époque de leur confection : Du côté du nord est figurée une galerie de quatre arcades, que soutenaient des colonnes doriques, et sous lesquelles se voyaient agenouillées les effigies en grandeur naturelle de François de Lambertie et de ses huit fils. La figure du père de celte nombreuse lignée, qui était bien conservée en 1843, laisse aujourd'hui à peine quelques traces. Il prie agenouillé sur un prie-Dieu qui porte un livre, et qu'ombrage une draperie disposée en manière de dais, il a des moustaches et la barbe taillée en pointe. Son vêtement consiste en un pourpoint noir et un petit manteau de même couleur. Le premier de ses enfants qui vient après lui porte aussi un manteau ; on lit au-dessous le mot ; Gabriel. Le troisième personnage avait le visage juvénil et gracieux. Trois autres étaient assez apparents et les derniers presque entièrement oblitérés lorsque, à la date citée plus haut, on en releva un dessin. Cette galerie des fils de François de Lambertie, se poursuivait jusque sur le mur de l'ouest. Il reste du côté sud quelques vestiges d'une galerie semblable où étaient sans doute rangées, dans le même ordre, Jeanne d'Abzac, dame de Lambertie et ses sept filles.

A l'extinction de la branche aînée, lorsque mourut Marie d'Aydie, en 1712, la terre de Lambertie passa par droit de succession à sa nièce Marie-Jacqueline-Eléonore d'Aydie de Ribérac, qui, par contrat du 25 avril 1724, épousa Charles Chapt-de-Rastignac, marquis de Laxion. Le fils aîné de ces derniers, lorsqu'il mourut en 1796, la laissa à sa seconde femme, Cécile-Marguerite-Françoise de Chabans de Richemont, qui la porta à son nouvel époux Louis Grand de Bellussières. Enfin elle fut vendue le 28 juin 1828 au marquis de Cromières. C'est aux héritiers de ce dernier que M. le marquis de Lambertie, de Cons-laGrandville l'a achetée en 1875.

A la fin du siècle dernier le château de Lambertie n'était plus habité que par des fermiers et des régisseurs, et surtout n'était plus entretenu ; aussi ne tarda-t-il pas à tomber en ruine, et au commencement de ce siècle on y puisait, comme dans une carrière, tous les matériaux de construction dont le voisinage avait besoin. Au moment de l'acquisition presque toutes les pierres de taille des fenêtres avaient été enlevés; de longues brèches existaient dans tous les murs et les débris amoncelés dans l'étage inférieur formaient des monticules que couvraient les ronces et les broussailles. Mais peu après cette époque, ce berceau de la famille commença à sortir de' ses ruines. Les bâtiments de l'ouest reçurent d'abord une couverture provisoire; puis la tour de la chapelle fut couverte assez à temps pour conserver sa charmante voûte gothique, mais non ses peintures qui avaient disparu avec les crépis ; ensuite la partie centrale du château avec sa tour carrée fut déblayée, les murs relevés, les ouvertures refaites, et bientôt une nouvelle toiture en ardoise, coupée de grandes lucarnes aux pignons aigus, couvrit cette reconstruction qui se poursuit tous les jours.

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Château de Montbrun

Le premier château de Montbrun a été bâti vers 1119 par Aymeric Brun. Ce lieu se nommait alors Trados et ne fut appelé Montbrun qu'un peu plus tard. La dernière héritière des seigneurs de Montbrun, dont les armes étaient d'azur à la croix d'or, le porta en mariage, le 20 octobre 1566, à Ponthus d'Estuer : et c'est leur petit-fils, Louis Estuer de Caussade, qui le vendit en 1598 à François de Lambertie.

Ce premier château, outre une vaste enceinte de murailles et de tours, formait un carré de quarante mètres de côté. Il avait à chacun de ses angles une tour aussi carrée. Celle qui existe encore aujourd'hui renfermée dans une tour ronde du XVe siècle mesure 105 pieds d'élévation ; elle a 6 mètres 20 de côté, et l'épaisseur de ses murailles est de 3 mètres 30. A l'extérieur deux contreforts plats l'appuient sur chaque face dans toute sa hauteur, et une fenêtre géminée l'éclairé du côté du Midi. Sa couronne de machicoulis et de créneaux était en grande partie tombée, mais il en restait encore assez pour permettre de juger avec quelle hardiesse et quelle solidité ils avaient été placés à une semblable hauteur. Ce magnifique donjon, vu à quelque distance, surtout lorsque son image est reproduite dans les eaux de l'étang qui baigne sa base, à l'heure où le soleil couchant l'illumine de ses reflets rougeâtres, apparaissait comme un géant, debout au milieu des ruines du château qu'il dominait, dessinant ses formes sévères et grandioses dans l'azur du ciel.

Ce château, comme celui de Lambertye dont il est voisin, eut beau coup à souffrir pendant la guerre des Anglais. On voit d'abord qu'en juillet 1214, lorsque mourut Aimeric de Montbrun, Jean-sans-Terre, roi d'Angleterre, le prit sous sa protection. Plus d'un siècle après les Anglais y tenaient encore garnison, puisqu'en 1353 Arnould d'Audrchen, lieutenant du roi entre Loire et Dordogne, les en chassa. Il avait tellement été endommagé pendant ces guerres que Pierre de Montbrun, élu évoque de Limoges en 1426 et mort en 1457, fut obligé de travailler à sa reconstruction.

Le nouveau château est aussi de forme rectangulaire, soutenu à ses angles de quatre puissantes tours rondes, de douze mètres de diamètre intérieur. Celle du SudOuest renferme le donjon carré du XIIe siècle et s'élève seulement à moitié de sa hauteur. La porte d'entrée qui regarde le Nord, pourvue d'une herse et d'un pont-levis, était encore défendue par une petite tour ronde. Cette dernière renfermait au rez-de-chaussée une salle pour le corps de garde, et au premier étage une chapelle ou oratoire particulier. Au midi et au couchant de la cour intérieure s'élevaient de vastes logements qui communiquaient avec ceux de différents étages des tours. Enfin, une galerie crénelée, au-dessus des machicoulis, entourait entièrement le château que protégeaient encore des fossés remplis d'eau.

En 1562, les protestants avaient au château de Montbrun une garnison de trente hommes; ils y périrent tous dans une attaque dirigée contre eux.

C'est par contrat du 7 décembre 1598 que François de Lambertie acheta Montbrun et tout ce qui en dépendait. Au mois de juin 1644, le roi de France érigea le comté de Lambertie en faveur de Gabriel, son fils ; il comprenait la terre et châtellenie de Lambertie, les terres de Miallet et de Pensol, et la baronnie de Montbrun.

A l'extinction de la branche aînée de la maison de Lambertye, la terre de Montbrun échut a Jeanne de Maumont, qui la porta en mariage à Jean de Campniac. La petite-fille de ces derniers, Marie de Campniac, devint, le 24 mars 1746, l'épouse d'Alexis de Conan, et leurs descendants la possédaient encore lorsque la Révolution les en dépouilla. Sur l'instigation des représentants du peuple Brival et Borie, en mission dans le département, le château fut saccagé et ses riches archives brûlées. La propriété fut divisée et vendue nationalement ; les ruines du château furent acquises par M. Laumonerie. Les propriétaires actuels MM. de Labonne, ont relevé récemment ce vaste château, tel que le montre la gravure faite d'après une photographie.

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Château de Gerbeviller

Gerbeviller était une baronnie qui, passée au pouvoir des ducs de Lorraine, servit longtemps d'apanage pour les cadets de cette illustre maison.

Le premier seigneur connu est Gérard, comte de Kerford, seigneur baron de Gerbeviller. Sa fille, Adeline, épousa Simon 1er, duc de Lorraine, qui mourut en 1138.

Dès le XIIe siècle le château de Gerbeviller avait son importance. Il fut détruit, ainsi que la ville, au XVe siècle lorsque le duc de Bourgogne porta la guerre en Lorraine. Jean de Visse, seigneur de Gerbeviller, mort en 1409, le releva de ses ruines. En 1486 Madeleine de Visse épousa Huet, de l'illustre famille des du Chatelet, dans laquelle elle porta la seigneurie de Gerbeviller, et Anne du Chatelet la porta en 1590 à JoachimCharles-Emmanuel comte de Tornielle. Ce dernier, avec sa belle-soeur Christine du Chatelet, fonda les RR. PP. Carmes à Gerbeviller.

Cette baronnie fut érigée en marquisat par lettres du 4 mai 1621.

En 1636, pour que la Lorraine ne fut plus en état de porter ombrage à ses voisins, la démolition de tous ses châteaux fut décidée dans le conseil de Louis XIII. C'est alors que le château de Gerbeviller fut détruit de nouveau.

Anne-Joseph de Tornielle, seigneur de Gerbeviller, époux d'Antoinetle-Louise de Lambertie n'ayant pas eu d'enfants, peu de temps avant sa mort, arrivée le 30 mai 1737, choisit pour héritier Camille de Lambertie. Ce dernier a rebâti le château de Gerbeviller que donne la gravure ; et ses descendants le possèdent et l'habitent encore aujourd'hui. C'est également à lui qu'on devait les magnifiques jardins qui l'accompagnent. Il en confia l'exécution au célèbre Yves Descours, qui traça aussi ceux de Lunéville et d'Einville. Le beau talent de cet habile artiste lui valut en 1715 un anoblissement de Léopold. Les statues qui décoraient le parc furent sculptées par Remy-François Chassel, élève de Lecomte, sculpteur de Louis XIV.

Un vitrail de la chapelle de Saint-Antoine, annexe de la vieille église, portait les armes de la ville de Gerbeviller : d'azur à la croix d'argent, cantonnée de quatre gerbes de blé d'or, liées de même, à la bordure crénelée aussi d'or, timbrées d'une couronne murale d'argent, sommée de la croix de Lorraine de même, issant d'une gerbe de blé d'or. Devise : Fiat pax in virtute tua, et abandantia in tunibus tuis.

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Château de Menet

Le château de Menet est situé dans la commune de Montbron (Charente) sur un monticule qu'entoure presque la Tardoire. La famille de Céris le possédait au XIIe siècle : Boson de Céris (de Ceresio), chevalier, seigneur de Menet, faisait un accord avec le prieur de Montbron en 1280. Marguerite de Céris, fille de Boson de Céris IIe du nom, le porta en mariage à Arnaud de la Faye, chevalier, en 1308.

Deux siècles plus tard François de Lambertie en devint propriétaire par son mariage avec Jeanne de la Faye, le 7 décembre 1535. Depuis il est toujours resté dans la famille de Lambertie qui l'habite encore aujourd'hui.

On connait « une sauvegarde et exemption octroyée par Monseigneur, frère du roi, au sieur de Menet, homme d'armes de la compagnie du sieur de La Vauguyon, de loger gens de guerre dans la terre de Menet. Donné au camp de Montbron, le 12 mai 1569. »

Il n'a pas été possible de prendre la façade principale de ce château qui est cachée par les arbres ; la gravure, faite d'après une photographie, en donne la façade nord qui est en contre-bas, et ne le fait connaître que très imparfaitement.

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